par Sébastien Lamy, Julien Garnier
publié le

Opération réanimation du 14 juillet

Ce mercredi 24 juin, Pau à Vélo a investi une des trois voies voitures du pont du 14 juillet pour y mettre en place une piste cyclable temporaire, accompagnée d’une ambiance de promenade touristique. Couple de mariés avec leur photographe et leurs invités, pêcheur, transats, peintre, joueurs de Molky, et même une école de danse profitant de la rambarde pour faire ses exercices. Pour encadrer le tout dans un contexte de sortie de crise sanitaire, des médecins affichaient des slogans en lien avec notre santé et celle du quartier.

Quatre jours avant le second tour des municipales, l’association Pau à Vélo souhaitait rappeler aux candidats l’importance de la prise en compte des déplacements actifs dans les mobilités au sein de l’agglomération. Le pont du 14 juillet a été choisi pour son caractère emblématique, symbole des trop nombreuses rues de la ville où les piétons étouffent dans un espace étriqué, et les vélos ne circulent pas en sécurité.

Concernant le vélo, les efforts faits récemment par la municipalité en place pour proposer de nouveaux aménagements sont louables, mais ne suffisent pas et doivent être poursuivis, pour sécuriser au minimum les axes identifiés en rouge dans le dossier “déconfinement” que nous lui avions transmis accompagné d’une pétition de plus de 1200 signatures. L’action du jour était concentrée sur le pont, mais sur cet axe Nord/Sud les aménagements doivent être envisagés globalement depuis la place Gramont jusqu’à l’extrémité de la rue du 14 juillet. Nous souhaitons de toute urgence offrir des voies cyclables en supprimant une des trois voies motorisées sur ce pont et sur la rue Marca, ainsi que du stationnement sur la rue du 14 juillet.

A delà de cette urgence, Pau à vélo propose que le pont du 14 juillet soit réservé aux déplacements actifs (piétons, vélos) et aux transports en commun. Ce projet ambitieux est présenté dans le manifeste que nous avons élaboré pour les candidats aux élections municipales (pages 17 à 20). Combiné avec l’extension de l’aire piétonne, ainsi qu’avec des parkings relais et des transports en commun efficaces, il permettrait à Pau d’entrer dans le XXIè siècle en répondant au défi climatique et en améliorant drastiquement la qualité de vie et de déplacement sur ce secteur. Sans impacter significativement le temps de trajet, le pont d’Espagne à l’ouest, et le pont de la Rocade de Mazère à l’est sont en capacité d’absorber la minorité des personnes qui n’auront trouvé aucune alternative au “tout voiture” pour leurs déplacements dans ce nouveau contexte. Une part significative des palois (37%) semble souhaiter ce changement. Il n’est donc pas impensable de tenter l’aventure et de convaincre les réticents par l’expérience des nombreux bienfaits de cette “révolution”, surtout en début de mandat !

L’engouement pour l’usage du vélo, chaque jour grandissant, montre qu’au-delà des revendications de Pau à Vélo, la population ressent le besoin d’adopter des modes de déplacements plus vertueux et adaptés à la ville, et que les élus doivent aujourd’hui y répondre.

Revue de presse sur l’action: 🔗︎